Fight Impro - Dernières Nouvelles d'Alsace - 28-11-2011
Village-Neuf PDG & Compagnie au RiveRhin samedi soir Délire aux poings

Sous l’oeil inflexible de l’arbitre. Photo DNA
Dans le cadre de sa programmation d’improvisation, le Rive-Rhin de Village-Neuf s’est mesuré à « Fight Impro » dans un face à face tordant conduit en douze rounds par les comédiens de PDG & Compagnie, originaires de Chambery.
Ils arrivent au théâtre d’impro un peu comme on allait au bistrot et peut-être maintenant au resto. En salivant d’avance. La trentaine ou moins, le public s’annonce jeune mais pas que… Il y a aussi ceux qui ont réussi à convaincre leurs aînés de se poser avec l’idée de leur faire goûter au festin.
Sitôt passée la porte du RiveRhin, billet en poche, ils lancent leur commande en inscrivant sur des petits papiers volants un thème qu’ils veulent voir jouer par les comédiens.
Les rounds se succèdent sous l’œil vigilant de l’arbitre tandis que les spectateurs rendent leur verdict,
La salle est pleine et sur la scène, avant même que le spectacle ne démarre, une coupe se remplit des propositions du public. Ce soir, ils sont venus consommer la « Fight impro », soit la “baston” entre deux aguerris de l’improvisation.
Mais de la parodie des combats de boxes qu’annonce la compagnie, le public ne gardera que le casque pour elle, l’improbable peignoir pour lui, les capes et les gants pour les deux partenaires de scène. Très vite, les accessoires sont oubliés pour ne guetter que le meilleur : l’échange de coups verbaux, musclés, tendres ou hilarants mais toujours bien calés. Étonnamment bien amenés.
Le public veut du « voyage », réclame des scènes de « jalousie », impose encore un solo « sea, sex and sun », de « l’amour au pôle Sud », une « rando dans les Vosges »… Bref, autant dire que les sujets sont variés. Les rounds se succèdent sous l’œil vigilant de l’arbitre tandis que les spectateurs rendent leur verdict, mains et poings levés.
Si les deux adversaires feignent de renâcler à l’annonce de certains rounds ciblés, le spécial culture version Une chambre à soi de Virginia Wolf peut surprendre, ils vont s’exécuter et déclencher les rires. Le talent s’impose, explose. Lui, excelle dans le bestiaire, elle, pousse aussi dans la chansonnette. Toutes les émotions passent, de la voix au corps, du dégoût à la joie, du portrait distingué à celui du môme au zigounou cracra. Et l’on en conviendra : « Décidément, ça détend », comme murmure une voix au dernier round.
par Ghislaine Mougel, publié le 28/11/2011 à 05:00
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